{"id":687,"date":"2026-07-03T10:03:47","date_gmt":"2026-07-03T10:03:47","guid":{"rendered":"https:\/\/charlotteavignon.fr\/?p=687"},"modified":"2026-07-03T15:06:31","modified_gmt":"2026-07-03T15:06:31","slug":"dames-des-greves-film-9-minutes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/charlotteavignon.fr\/?p=687","title":{"rendered":"Dames des gr\u00e8ves, film 9 minutes"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>J&rsquo;\u00e9cris ce printemps 2026 un nouveau film pour le dispositif d&rsquo;interpr\u00e9tation du patrimoine jaguen Village-rivages. Il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9voquer cette fois l&rsquo;imaginaire et les l\u00e9gendes nourris par l&rsquo;estran extraordinaire de Saint Jacut-de-la-Mer. C&rsquo;est la mati\u00e8re collect\u00e9e alentour en son temps par l&rsquo;\u00e9crivain folkloriste Paul S\u00e9billot qui accompagnera notre exploration des gr\u00e8ves de la presqu&rsquo;\u00eele. Nous rappellerons ainsi<\/strong> <strong>qu&rsquo;il \u00e9tait autrefois commun &#8211; et qu&rsquo;il est sans doute encore possible aujourd&rsquo;hui &#8211; d&rsquo;apercevoir f\u00e9es, g\u00e9ant ou dame blanche dans cet entremonde ouvert par la mar\u00e9e.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Pour Village-rivages, La Maison du p\u00eacheur : 10 Rue des Sciaux, 22750 St Jacut-de-la-Mer<br>Conception, recherche documentaire, \u00e9criture et r\u00e9alisation : Charlotte Avignon<\/strong><br><strong>Image et prises de vue dr\u00f4ne : Laetitia Gredai<br>Voix-off : Fabienne Rocaboy<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">La demande :<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019association Village-rivages anime le dispositif d\u2019interpr\u00e9tation du patrimoine culturel maritime de la presqu\u2019\u00eele de Saint Jacut-de-la-Mer (C\u00f4tes d\u2019Armor). Ce dispositif int\u00e8gre un espace am\u00e9nag\u00e9 de fa\u00e7on permanente au c\u0153ur du village, dans une maison typique de l\u2019habitat traditionnel \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la p\u00eache vivri\u00e8re : la Maison du p\u00eacheur. L\u2019une des deux pi\u00e8ces de ce petit centre d\u2019interpr\u00e9tation offre un salon de visionnage, \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;un \u00e9cran 75 pouces et mis au noir. Des films courts, r\u00e9alis\u00e9s sp\u00e9cifiquement pour le dispositif d&rsquo;interpr\u00e9tation, y sont pr\u00e9sent\u00e9s en acc\u00e8s libre. L&rsquo;Heure du bain, r\u00e9alis\u00e9 en 2023, expose ainsi comment le village de p\u00eacheurs s&rsquo;est transform\u00e9 en suivant l&rsquo;essor du tourisme baln\u00e9aire entre les deux guerres. En 2026, l&rsquo;association Village-rivages a souhait\u00e9 enrichir son offre audiovisuelle et proposer aux visiteurs ce faisant un point de vue compl\u00e9mentaire sur les h\u00e9ritages culturels maritimes locaux. Le conte et la l\u00e9gende ont sembl\u00e9 un vecteur pertinent pour d\u00e9voiler un pan de la culture peu explor\u00e9 jusqu\u2019alors bien qu\u2019intimement li\u00e9 au patrimoine local.<br><\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">La proposition :<\/h4>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans notre d\u00e9marche d&rsquo;interpr\u00e9tation du patrimoine, les contes collect\u00e9s par Paul S\u00e9billot aupr\u00e8s des habitants \u00e0 la fin du 19e si\u00e8cle, permettent id\u00e9alement d\u2019explorer les espaces naturels et les paysages singuliers de la presqu\u2019\u00eele de Saint Jacut. Estran immense, \u00ab houles \u00bb : les r\u00e9cits prennent toujours corps dans un site pr\u00e9cis, se nourrissent de son d\u00e9cor et de sa singularit\u00e9. \u00c0 travers les l\u00e9gendes, il est aussi question d&rsquo;imaginaire collectif et de lexique local, c&rsquo;est \u00e0 dire d&rsquo;une fa\u00e7on bien \u00e0 soi de voir et de nommer son monde. Les histoires que nous exploiterons ont enfin l\u2019avantage de mettre en sc\u00e8ne une exp\u00e9rience singuli\u00e8re, propre \u00e0 la population dont nous d\u00e9crivons les usages \u00e0 travers Village-rivages. Cette exp\u00e9rience est celle que faisaient couramment les femmes de la presqu&rsquo;\u00eele, les chevlinou\u00e8res notamment (p\u00eacheuses de chevlin), en arpentant l&rsquo;estran la nuit.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le film cherchera \u00e0 rapprocher les spectateurs de cette exp\u00e9rience, qu&rsquo;elle soit pour lui in\u00e9dite ou famili\u00e8re : la fr\u00e9quentation d&rsquo;un milieu au plus pr\u00e8s de ses \u00e9l\u00e9ments naturels et de son pouvoir d&rsquo;\u00e9vocation. Sans technologie immersive, mais en cr\u00e9ant les conditions d\u2019une \u00e9coute attentive, tendue par les ressorts narratifs et le mode d&rsquo;\u00e9nonciation du conte. Par le son, les ambiances capt\u00e9es sur le vif, et l&rsquo;image, m\u00ealant vues a\u00e9riennes, films et photos d&rsquo;archives mais aussi plans rapproch\u00e9s, in situ, faussant parfois volontairement l&rsquo;\u00e9chelle (faune, flore, roches, empreintes, etc.), nous essaierons d&rsquo;offrir aux spectateurs une perception tr\u00e8s sensitive qui pourra l&rsquo;\u00e9loigner de ses rep\u00e8res ordinaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous nous tiendrons entre absence et pr\u00e9sence, dans le sillage ce qui se cache, ce qui est peut-\u00eatre l\u00e0, tapi, ou tout juste \u00e9vanoui. Nous inviterons \u00e0 imaginer le hors champ, \u00e0 se faire (un peu) peur, \u00e0 guetter le surgissement, en filmant des empreintes animales ou humaines, des traces laiss\u00e9es sur le sable par l\u2019eau ou le vent, des par\u00e9idolies. Un travail de captation d\u2019abord, puis de design sonore en post-production, restituera l\u2019ambiance possiblement inqui\u00e9tante ou myst\u00e9rieuse de l\u2019estran la nuit, ses bruits naturels amplifi\u00e9s par l\u2019absence d\u2019activit\u00e9 humaine. La voix de la narratrice pourra varier en intensit\u00e9, occuper le premier plan ou se trouver m\u00eal\u00e9e \u00e0 des sons parasites, \u00e0 d&rsquo;autres voix en arri\u00e8re plan donnant du relief \u00e0 la sc\u00e8ne racont\u00e9e.<br>Toujours au stade de la post-production, des effets visuels (motion design) seront cr\u00e9\u00e9s pour sugg\u00e9rer la pr\u00e9sence onirique et fantomatique des f\u00e9es et des protagonistes rencontr\u00e9s. Pourront \u00eatre superpos\u00e9es aussi, en incrustation, des cr\u00e9atures ou des sc\u00e8nes extraites de tableaux et d\u2019illustrations.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Livraison : fin 2026<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J&rsquo;\u00e9cris ce printemps 2026 un nouveau film pour le dispositif d&rsquo;interpr\u00e9tation du patrimoine jaguen Village-rivages. Il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00e9voquer cette fois l&rsquo;imaginaire et les l\u00e9gendes nourris par l&rsquo;estran extraordinaire de Saint Jacut-de-la-Mer. C&rsquo;est la mati\u00e8re collect\u00e9e alentour en son temps par l&rsquo;\u00e9crivain folkloriste Paul S\u00e9billot qui accompagnera notre exploration des gr\u00e8ves de la presqu&rsquo;\u00eele. Nous rappellerons ainsi qu&rsquo;il \u00e9tait autrefois commun &#8211; et qu&rsquo;il est sans doute encore possible aujourd&rsquo;hui &#8211; d&rsquo;apercevoir f\u00e9es, g\u00e9ant ou dame blanche dans cet entremonde ouvert par la mar\u00e9e. Pour Village-rivages, La Maison du p\u00eacheur : 10 Rue des Sciaux, 22750 St Jacut-de-la-MerConception, recherche documentaire, \u00e9criture et r\u00e9alisation : Charlotte AvignonImage et prises de vue dr\u00f4ne : Laetitia GredaiVoix-off : Fabienne Rocaboy La demande : L\u2019association Village-rivages anime le dispositif d\u2019interpr\u00e9tation du patrimoine culturel maritime de la presqu\u2019\u00eele de Saint Jacut-de-la-Mer (C\u00f4tes d\u2019Armor). Ce dispositif int\u00e8gre un espace am\u00e9nag\u00e9 de fa\u00e7on permanente au c\u0153ur du village, dans une maison typique de l\u2019habitat traditionnel \u00e0 l\u2019\u00e9poque de la p\u00eache vivri\u00e8re : la Maison du p\u00eacheur. L\u2019une des deux pi\u00e8ces de ce petit centre d\u2019interpr\u00e9tation offre un salon de visionnage, \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;un \u00e9cran 75 pouces et mis au noir. Des films courts, r\u00e9alis\u00e9s sp\u00e9cifiquement pour le dispositif d&rsquo;interpr\u00e9tation, y sont pr\u00e9sent\u00e9s en acc\u00e8s libre. L&rsquo;Heure du bain, r\u00e9alis\u00e9 en 2023, expose ainsi comment le village de p\u00eacheurs s&rsquo;est transform\u00e9 en suivant l&rsquo;essor du tourisme baln\u00e9aire entre les deux guerres. En 2026, l&rsquo;association Village-rivages a souhait\u00e9 enrichir son offre audiovisuelle et proposer aux visiteurs ce faisant un point de vue compl\u00e9mentaire sur les h\u00e9ritages culturels maritimes locaux. Le conte et la l\u00e9gende ont sembl\u00e9 un vecteur pertinent pour d\u00e9voiler un pan de la culture peu explor\u00e9 jusqu\u2019alors bien qu\u2019intimement li\u00e9 au patrimoine local. La proposition : Dans notre d\u00e9marche d&rsquo;interpr\u00e9tation du patrimoine, les contes collect\u00e9s par Paul S\u00e9billot aupr\u00e8s des habitants \u00e0 la fin du 19e si\u00e8cle, permettent id\u00e9alement d\u2019explorer les espaces naturels et les paysages singuliers de la presqu\u2019\u00eele de Saint Jacut. Estran immense, \u00ab houles \u00bb : les r\u00e9cits prennent toujours corps dans un site pr\u00e9cis, se nourrissent de son d\u00e9cor et de sa singularit\u00e9. \u00c0 travers les l\u00e9gendes, il est aussi question d&rsquo;imaginaire collectif et de lexique local, c&rsquo;est \u00e0 dire d&rsquo;une fa\u00e7on bien \u00e0 soi de voir et de nommer son monde. Les histoires que nous exploiterons ont enfin l\u2019avantage de mettre en sc\u00e8ne une exp\u00e9rience singuli\u00e8re, propre \u00e0 la population dont nous d\u00e9crivons les usages \u00e0 travers Village-rivages. Cette exp\u00e9rience est celle que faisaient couramment les femmes de la presqu&rsquo;\u00eele, les chevlinou\u00e8res notamment (p\u00eacheuses de chevlin), en arpentant l&rsquo;estran la nuit. Le film cherchera \u00e0 rapprocher les spectateurs de cette exp\u00e9rience, qu&rsquo;elle soit pour lui in\u00e9dite ou famili\u00e8re : la fr\u00e9quentation d&rsquo;un milieu au plus pr\u00e8s de ses \u00e9l\u00e9ments naturels et de son pouvoir d&rsquo;\u00e9vocation. Sans technologie immersive, mais en cr\u00e9ant les conditions d\u2019une \u00e9coute attentive, tendue par les ressorts narratifs et le mode d&rsquo;\u00e9nonciation du conte. Par le son, les ambiances capt\u00e9es sur le vif, et l&rsquo;image, m\u00ealant vues a\u00e9riennes, films et photos d&rsquo;archives mais aussi plans rapproch\u00e9s, in situ, faussant parfois volontairement l&rsquo;\u00e9chelle (faune, flore, roches, empreintes, etc.), nous essaierons d&rsquo;offrir aux spectateurs une perception tr\u00e8s sensitive qui pourra l&rsquo;\u00e9loigner de ses rep\u00e8res ordinaires. Nous nous tiendrons entre absence et pr\u00e9sence, dans le sillage ce qui se cache, ce qui est peut-\u00eatre l\u00e0, tapi, ou tout juste \u00e9vanoui. Nous inviterons \u00e0 imaginer le hors champ, \u00e0 se faire (un peu) peur, \u00e0 guetter le surgissement, en filmant des empreintes animales ou humaines, des traces laiss\u00e9es sur le sable par l\u2019eau ou le vent, des par\u00e9idolies. Un travail de captation d\u2019abord, puis de design sonore en post-production, restituera l\u2019ambiance possiblement inqui\u00e9tante ou myst\u00e9rieuse de l\u2019estran la nuit, ses bruits naturels amplifi\u00e9s par l\u2019absence d\u2019activit\u00e9 humaine. La voix de la narratrice pourra varier en intensit\u00e9, occuper le premier plan ou se trouver m\u00eal\u00e9e \u00e0 des sons parasites, \u00e0 d&rsquo;autres voix en arri\u00e8re plan donnant du relief \u00e0 la sc\u00e8ne racont\u00e9e.Toujours au stade de la post-production, des effets visuels (motion design) seront cr\u00e9\u00e9s pour sugg\u00e9rer la pr\u00e9sence onirique et fantomatique des f\u00e9es et des protagonistes rencontr\u00e9s. Pourront \u00eatre superpos\u00e9es aussi, en incrustation, des cr\u00e9atures ou des sc\u00e8nes extraites de tableaux et d\u2019illustrations. 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